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日志


7月26日

Toujours des endroits à découvrir

Ce dernier weekend, le temps ensoleillé et chaud le permettant, j'ai encore découvert des endroits particuliers de la capitale québécoise.
Samedi, destination le domaine des Maizerets. Il s'agit d'un grand parc parfaitement aménagé pour les sorties du dimanche en famille: bassins, petits bois, volière à papillons, labyrinthe végétal... Finalement pas si étendu que je le coyais, on y étouffe presque un peu. D'autant que ce samedi, un concours d'épreuves sportives pour équipes (!) de chiens y tient place... Musique techno à fond, animateur particulièrement enthousiaste, sans oublier les obligatoires barbecues, buvettes et autres stands. Je me demande bien comment des chiens peuvent faire des compétitions par équipes... En sortant du parc et en rejoigant l'arrêt de bus sous un vent de plus en plus violent, nous "visitons" un magasin "Maxi" : supermarché assez étendu par rapport à notre "métro" habituel, sa superficie et sa disposition n'égalent tout de même pas les grandes surfaces françaises : peu de soin dans la présentation des rayons, pas de panneaux de présentation, et beaucoup moins d'espace entre les rayons. Nous aboutissons donc à la conclusion qu'il n'existe pas en terre canadienne de "grandes surfaces" ressemblant aux notres. A peine montée dans le bus, de grosse gouttes de pluie s'abattent sur la ville et l'orage éclate enfin. Pour le reste de la soirée, que je passe à travailler à l'université, préparant activement notre réunion quelque peu décisive (encore) de mercredi prochain...
Dimanche, après une grasse matinée, je pars pour le centre-ville, la rue Saint-Jean plus exactement. Objectif: trouver un cadeau pour notre collègue RV qui fête ses 23 ans. Cette recherche me donne l'occasion de me pencher plus en détail sur les éventuels "souvenirs" à ramener pour la famille... Comme à Paris et partout ailleurs, on trouve tout et n'importe quoi. Dans la partie Ouest de la rue Sain-Jean, des stands de bouffes, d'artisanat et de vendeurs ambulant sont installés devant les terrasses. Il règne une atmosphère enfumée, brulante et humide, mais l'ensemble vaut le détour. J'y retrouve un peu l'ambiance des marchés d'été des campagnes françaises, en plus cosmopolite. Je repars avec tout un tas de babioles aux couleurs de Québec, relativement inutiles, mais qui permettront à Xavier (RV) de se souvenir de ses 23 ans dans la belle province...
7月17日

Tourisme imprévu

Alors que je souhaitais visiter un peu les sites du festival d'été, je me suis retrouvée à errer dans les petites rues de la capitale, que nous n'avions jamais pris le temps de visiter, au milieu de maisons charmantes et très typiques. 
On y trouve évidemment beaucoup de retaurants, aux spécilaités essentiellement européennes. L'un d'eux se nomme "D'Orsay, restaurant - pub", un autre "le bistrot de Paris".
En rentrant, je passe par les Plaines d'Abrham, totalement désertées pour les scènes de concerts et je découvre un lieu enchanteur: un petit jardin, garni de plantes et fleurs artistiquement réparties et organisées, où viennent se balader et se poser des couples d'amoureux... tous de plus de 60 ans! Charmant et vraiment calme, ce "jardin de Jeanne d'Arc" (c'est son nom) possède des espèces de plantes rares et dont la période de floraison ne dépasse parfois pas une semaine (d'après les informations des paneaux descriptifs présents aux deux extrémités).
Dommage que les plantes attirent aussi des tas de petites bestioles voraces...

7月10日

Balade à Beauport

Je trouve fascinante la propension qu’a le temps d’ici à changer radicalement en quelques heures… Ce matin, donc, grand soleil. Je reste sur mon idée d’aller voir « Bewitched » au cinéma de Beauport (il ne passe plus dans notre cinéma habituel). Je décide cependant d’en profiter pour visiter le coin : mon plan indique un petit parc permettant d’accéder au cinéma directement depuis la ligne 800, espace vert entourant la rivière Beauport…

Au milieu du trajet monte un groupe de filles, grand-mère, mères et enfants, visiblement en partance pour un pique-nique le long du fleuve. Les gamines ne tiennent pas en place et à force de s’excuser – et moi de répondre « pas de problème » –  mon accent me trahit. Aussitôt, grands sourires, les femmes engagent la conversation et témoignent une fois encore de la convivialité du pays. Je n’imagine pas entamer un jour une telle discussion entre deux stations de métro à Paris…

Je réussis à arrêter le bus au bon endroit et une fois passée la barrière, je me retrouve dans un endroit étonnant, pas tant par son aspect que par sa situation : en pleine ville, dans cet espace vert minuscule (une petite bande verte d’un demi-centimètre de large pour trois de long sur ma carte au 25 000ème), on se croirait presque au milieu d’une forêt d’un versant adret des Alpes, avec son torrent plein de cailloux (pardon, de roches), son relief en petite gorge, son calme apaisant, ses bruits naturels et ses odeurs de bois et d’humidité. Un havre de paix où peu – très peu – de personnes viennent s’y promener. Je croise en tout et pour tout quatre VTT, trois vélos de ville et deux de course sur la piste cyclable (et unique voie de passage de la forêt) qui longe le torrent. Peut-être à cause du festival d’été qui attire les foules dans la ville haute…

Un peu plus haut, je tombe littéralement sur une cascade – qui explique le nom du « parc des cascades » – d’une bonne quinzaine de mètres et tout en paliers. Absolument charmant et tout à fait inattendu ! Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour découvrir des endroits déconcertants et inhabituels petit clin d’œil à Camille et Clément, qui m’ont « lâchée » pour quatre jours de vadrouille en amoureux dans des contrées plus lointaines ;-).

Je sors du parc et me retrouve face à un paysage nord-américain typique qui romps violemment avec la quiétude du parc : je me trouve bien en face du complexe de cinémas, lui-même situé dans un grand centre commercial – fermé – au milieu d’un immense parking quasiment désert. Sauf qu’entre nous passe l’autoroute de l’Est, flanquée d’un boulevard de chaque côté. Ce qui me fait en tout une bonne dizaine de voies à traverser… J’opte alors pour le risque : j’emprunte les tunnels construits pour la rivière, au débit heureusement assez faible pour permettre de passer sur le côté sans problèmes. J’espère que personne ne m’a vue, car avec mes sacs (oui, je l’avoue, en partant ce matin, je n’ai pu résister à l’appel des « ventes de trottoir » du centre commercial et j’ai fait l’acquisition de jolis sabots en daim légèrement surélevés) et mes sandales je dois avoir l’air comique… Mine de rien, il m’aura fallu une heure entre l’arrêt de bus et le cinéma. Lequel ressemble fort au plus grand des complexes cinématographiques à la mode américaine que l’on puisse trouver en France, en plus surréaliste. Une chose est sure : l’accès est largement réservé aux personnes possédant un véhicule motorisé…et prêts à payer 8 pièces pour un billet de cinéma (6 dollars pour moi qui possède le pass des transports de la ville)

A la sortie, la chaleur règne toujours, idéale pour rejoindre le terminus du 800 à pieds. Je ne regrette pas mon choix, d’abord parce que j’y arrive en même temps que le bus qui aurait pu m’y emmener. Ensuite, parce que je traverse des endroits très intéressants : du pont au-dessus de l’autoroute (je n’ai pas retenté la rivière souterraine), on voit tout le centre ville et ses buildings, les collines au-delà de Charlesbourg, le fleuve et la rive de Lévis. En redescendant, je passe devant une imposante église, de jolies habitations toutes équipées d’une piscine, un cimetière dans lequel des noms de rues identifient les allées entre les rangées de tombes…

Je dois paraître futile à prendre des photos de tout et de rien. Les gens m'observent parfois intrigués, souvent amusés. Je n’y peux rien, ici, un rien me fascine et j’aime penser que j’immortalise mes expériences – pour mieux les raconter ensuite et les faire partager…

Une simple journée ciné et, malgré plus de deux mois – déjà – passés ici,  encore des surprises et des étonnements…