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7月20日 Barbecue Chez RoseSamedi en début de soirée, nous nous rendons en bus jusqu'au terminus du 801, à Charlesbourg au nord de Québec, pour une soirée barbecue organisée chez Rose. Une heure de bus (pas si pire!) et dix minutes de voiture et nous voici au milieu des bois, entourées de collines et dans une ambiance quasi montagnarde. L'odeur des pins, les chalets en bois aux toits bleux gris foncés, les pentes avoisinantes et surtout - surtout! - les langues d'herbe verte tranchant la forêt sur le versant d'en face, vision estivale typique de pistes de ski, me plonge pour une soirée dans mon univers favori. La maison de Rose ne fait pas exception : un joli chalet à flan de colline, au bord de la forêt (si on la traverse, on arrive directement sur les rives du lac Saint-Jean, parait-il...), avec un grand jardin et deux appentis. Je découvre la plus exceptionnelle cuisinière que j'aie jamais vue dans une maison privée : ancienne, charmante, avec plaques amovibles et des tas de boutons de réglage, une vraie pièce de collection!
Le barbecue, comme tous ici d'ailleurs, ne ressemble en rien aux bons vieux foyers de pierres rouges de mon enfance : ultra-moderne, chauffé au fuel, avec rabas protecteur et monté sur roulette. Ca enlève un peu du charme du feu de charbon ou même de bois sur lequel on place avec précaution des grilles métalliques à l'aide de pinces. Cependant, nous continuons la soirée autour d'un vrai feu de camp, à faire fondre des Chamallows au bout de branches ramassées par nos soins dans la forêt. Et tout ca protégés des moustiques éloignés par les flammes! Oui, une soirée bien agréable (dont il nous faudra deux heures pour revenir...). 7月18日 Urgences
Maintenant que ca va mieux, je peux bien raconter un autre aspect "expérimental" de ma vie à Québec. Pour des raisons que je ne tiens pas à préciser, j'ai "visité" les urgences du "Centre Hospitalier de l'Université Laval" dans la nuit de jeudi à vendredi (la malade, c'était moi). Première surprise : ne possédant pas la "Carte soleil" permettant à tout cotoyen canadien d'intégrer les urgences sans débourser le moindre cent, je dois, pour ma part, me séparer cash de 550 dollars pour pouvoir entrer dans le service. Je préfère ne pas imaginer les personnes étrangères arrivant là inconscientes ou gravement blessées... Une fois admise, on m'allonge, me branche tout un tas d'appareil et un catétère, m'habille de la tunique bleu typique et ne cesse de ma parler. Pour ca, encore une fois les Québecois ne faillissent pas à leur réputation: gentillesse et bienveillance à toute épreuve. Une fois établi que mon cas ne mérite pas un traitement d'urgence, on m'enlève tous les fils et appareils et on parque mon lit dans un couloir, le temps de finir les formalités et attendre le verdict du médecin. Ca peut surprendre, en arrivant, de voir des lits un peu partout dans les couloirs avec des malades dormant dessus, mais finalement, ca se comprend: une façon comme une autre de gérer l'engorgement du service. Bref, déception pour ceux qui s'attendaitent à vivre la série américaine du même nom, mais une expérience tout de même... Info aux voyageurs étrangers : téléphnez à votre assurance du genre de mondiale assistance ou autre avant même de rentrer aux urgences (enfin, si vous le pouvez), normalement ça permet d'éviter le paiement cash. 7月17日 Tourisme imprévuAlors que je souhaitais visiter un peu les sites du festival d'été, je me suis retrouvée à errer dans les petites rues de la capitale, que nous n'avions jamais pris le temps de visiter, au milieu de maisons charmantes et très typiques.
On y trouve évidemment beaucoup de retaurants, aux spécilaités essentiellement européennes. L'un d'eux se nomme "D'Orsay, restaurant - pub", un autre "le bistrot de Paris".
En rentrant, je passe par les Plaines d'Abrham, totalement désertées pour les scènes de concerts et je découvre un lieu enchanteur: un petit jardin, garni de plantes et fleurs artistiquement réparties et organisées, où viennent se balader et se poser des couples d'amoureux... tous de plus de 60 ans! Charmant et vraiment calme, ce "jardin de Jeanne d'Arc" (c'est son nom) possède des espèces de plantes rares et dont la période de floraison ne dépasse parfois pas une semaine (d'après les informations des paneaux descriptifs présents aux deux extrémités).
Dommage que les plantes attirent aussi des tas de petites bestioles voraces...
7月14日 Allons enfants de la patrie....Bonne fête nationale à tous les français!!!!
Je regrette un peu le traditionnel feu d'artifice, mais la réception donnée par le consulat de France à Québec en l'honneur de la Fête Nationale Française vaut bien de manquer n'importe quel feu d'artifice : encore une expérience unique, une oportunité saisie avec raison...
17h, nous arrivons devant le musée des Beaux Arts de Québec, où le consul de France donne une réception ouverte ux français (sur présentation de la carte d'identité) et aux invités munis d'une invitation. 17h20, le consul de France prend la parole, pour remercier plein de monde, souhaiter une bonne fête nationale àa tous les ressortissants français et (re)dire combien l'accueil des québécois envers les français mérite félicitations et remerciements sincères pour leur gentillesse et leur courtoisie, et ce depuis 150 ans. Le 13 juillet 1855, le premier navire français abordait la côte du fleuve Saint-Laurent en contrebas des plaines d'Abraham, et ce après plus de 100 ans d'absence... Le consul de France, petit homme plutot jeune et d'allure sympathique termine son discours en demandant le respect d'une minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Londres.
Prennent ensuite la parole, la ministre de la culture québécoise, le représentant du maire de Québec actuellement souffrant, le consul de france à Chicoutimi, le président des la société des Français à Québec et enfin la femme gouverneur de la Province du Québec. Tous nous souhaite une bonne fête nationale et aspirent à la continuité de cette entente si fraternelle entre les deux peuples. Le plus beau : nous terminons la phase protocolaire de la réception par le chant national et toute l'assistance, portée par un enregistrement audio, entonne la Marseillaise. Instant unique et plein d'émotion, vraiment. 7月13日 La guerre des mondesC'est le titre du dernier Spielberg, enième adaptation cinématographique du célèbre roman de Wells : les extraterrestres envahissent le monde pour exterminer les humains. Sans les effets spéciaux, le film ne vaudrait pas grand'chose. Comme d'habitude, on suit la détresse de milliers d'américains et on a droit à l'habituelle phrase : "ils ont été capable de vaincre la nation la plus puissante du monde, la Terre va disparaitre" (phrase prononcée ni par un canadien ni par un français...). Suspens angoissant interminable, sursauts fréquents et images choquantes, voilà le menu du film. Soyons frahce, ca fonctionne à la perfection sur moi : je me suis retrouvée à plusieurs reprises les paupières serrées à en voir des étoiles et les mains sur les oreilles, à moitié sous mon siège...
Je me demande tout de même comment le créateur de chefs d'oeuvre cinématographiques comme E.T. ou La liste de Schindler peut réaliser un film aussi décevant. Ah si, Dakota Fanning (la gamine de Madame Doubtfire joue la fille de Tom Cruise avec un talent véritable qui apporte un peu de fraicheur et d'originalité à l'ensemble. Nico et Martine partagent mon avis. Ceci dit, ce soir, je vais vérifier à deux fois le verrouillage de ma fenêtre vant de dormir...
7月11日 Le festival d'étéHier, après ma balade, je rentre en m'arrêtant par la ville haute, histoire de me faire une idée du festival d'été. Je descends rue Saint Jean et remonte vers le Parlementet les plaines. L'air résonne des musiques produites par des installations HI-FI (prononcer Haille-Faille) plus imposantes les unes que les autres. Une foule de touristes et de locaux déambulent dans les rues et la chaleur moite devient pesante. Dans le fond, ca ressemble à la fête de la musique, en plus long et en mieux organisé. Sur la Grande Allée, les badauds se bousculent pour regarder de belles voitures et motos un peu transformées, exposées devant les terrasses des cafés déjà archibondées. Je sens la pluie venir et au moment où je monte dans le bus, de grosses gouttes commencent à tomber. Et c'est reparti ! 7月10日 Balade à BeauportJe trouve fascinante la propension qu’a le temps d’ici à changer radicalement en quelques heures… Ce matin, donc, grand soleil. Je reste sur mon idée d’aller voir « Bewitched » au cinéma de Beauport (il ne passe plus dans notre cinéma habituel). Je décide cependant d’en profiter pour visiter le coin : mon plan indique un petit parc permettant d’accéder au cinéma directement depuis la ligne 800, espace vert entourant la rivière Beauport… Au milieu du trajet monte un groupe de filles, grand-mère, mères et enfants, visiblement en partance pour un pique-nique le long du fleuve. Les gamines ne tiennent pas en place et à force de s’excuser – et moi de répondre « pas de problème » – mon accent me trahit. Aussitôt, grands sourires, les femmes engagent la conversation et témoignent une fois encore de la convivialité du pays. Je n’imagine pas entamer un jour une telle discussion entre deux stations de métro à Paris… Je réussis à arrêter le bus au bon endroit et une fois passée la barrière, je me retrouve dans un endroit étonnant, pas tant par son aspect que par sa situation : en pleine ville, dans cet espace vert minuscule (une petite bande verte d’un demi-centimètre de large pour trois de long sur ma carte au 25 000ème), on se croirait presque au milieu d’une forêt d’un versant adret des Alpes, avec son torrent plein de cailloux (pardon, de roches), son relief en petite gorge, son calme apaisant, ses bruits naturels et ses odeurs de bois et d’humidité. Un havre de paix où peu – très peu – de personnes viennent s’y promener. Je croise en tout et pour tout quatre VTT, trois vélos de ville et deux de course sur la piste cyclable (et unique voie de passage de la forêt) qui longe le torrent. Peut-être à cause du festival d’été qui attire les foules dans la ville haute… Un peu plus haut, je tombe littéralement sur une cascade – qui explique le nom du « parc des cascades » – d’une bonne quinzaine de mètres et tout en paliers. Absolument charmant et tout à fait inattendu ! Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour découvrir des endroits déconcertants et inhabituels Je sors du parc et me retrouve face à un paysage nord-américain typique qui romps violemment avec la quiétude du parc : je me trouve bien en face du complexe de cinémas, lui-même situé dans un grand centre commercial – fermé – au milieu d’un immense parking quasiment désert. Sauf qu’entre nous passe l’autoroute de l’Est, flanquée d’un boulevard de chaque côté. Ce qui me fait en tout une bonne dizaine de voies à traverser… J’opte alors pour le risque : j’emprunte les tunnels construits pour la rivière, au débit heureusement assez faible pour permettre de passer sur le côté sans problèmes. J’espère que personne ne m’a vue, car avec mes sacs (oui, je l’avoue, en partant ce matin, je n’ai pu résister à l’appel des « ventes de trottoir » du centre commercial et j’ai fait l’acquisition de jolis sabots en daim légèrement surélevés) et mes sandales je dois avoir l’air comique… Mine de rien, il m’aura fallu une heure entre l’arrêt de bus et le cinéma. Lequel ressemble fort au plus grand des complexes cinématographiques à la mode américaine que l’on puisse trouver en France, en plus surréaliste. Une chose est sure : l’accès est largement réservé aux personnes possédant un véhicule motorisé…et prêts à payer 8 pièces pour un billet de cinéma (6 dollars pour moi qui possède le pass des transports de la ville) A la sortie, la chaleur règne toujours, idéale pour rejoindre le terminus du 800 à pieds. Je ne regrette pas mon choix, d’abord parce que j’y arrive en même temps que le bus qui aurait pu m’y emmener. Ensuite, parce que je traverse des endroits très intéressants : du pont au-dessus de l’autoroute (je n’ai pas retenté la rivière souterraine), on voit tout le centre ville et ses buildings, les collines au-delà de Charlesbourg, le fleuve et la rive de Lévis. En redescendant, je passe devant une imposante église, de jolies habitations toutes équipées d’une piscine, un cimetière dans lequel des noms de rues identifient les allées entre les rangées de tombes… Je dois paraître futile à prendre des photos de tout et de rien. Les gens m'observent parfois intrigués, souvent amusés. Je n’y peux rien, ici, un rien me fascine et j’aime penser que j’immortalise mes expériences – pour mieux les raconter ensuite et les faire partager… Une simple journée ciné et, malgré plus de deux mois – déjà – passés ici, encore des surprises et des étonnements…7月9日 Du monde...
Me voici donc dans notre bon vieux centre commercial (Par temps de pluie, faire les boutiques apporte chaleur, divertissement et occupation), côté Est. Et là, moi qui souhaitais voir du monde, je suis servie : visiblement, le mauvais temps et les soldes poussent les gens dans les galeries commerciales. En plus, les chanteurs du groupe Simple Plan, en concert ce soir sur les plaines d'Abraham dans le cadre du festival d'été, distribuent des autographes dans le magasin Archambault. Une horde de fans hurlant (vu la tonalité hyper aigüe du son créé, je parierais sur une majorité de peronnes de sexe féminin) se bouscule dans l'espace très restreint de l'extrémité des galeries.
Devant la devanture de chaque boutique, les vendeur(se)s présentent les produits en solde sur des étalages temporaires proches d'étals de marché et une voix féminine encourage les acheteur(se)s à "courir leur chance" dans de nombreux concours, à "visiter les magasins" et à profiter des rabais. Bref, du monde, toujours du monde et encore du monde...Mais je ne me lasse pas d'écouter les gens discuter. En rentrant, voyant mon désarroi face au facteur météo incontrôlable, un gentil monsieur m'offre la protection de son parapluie, entre l'arrêt du bus et la maison. Il me raconte qu'il a pris la grande décision d'abandonner sa voiture et d'utiliser dorénavant les transports en commun. Curieux, quand on voit combien la vie ici modifie la perception de l'espace, justement à cause de son étendue. Mais, ca vaut le coup de peser le pour le contre.
Finalement, même par une journée pourrie, j'ai encore découvert pas mal de trucs...
7月8日 Réunion satisfaisanteCe matin, nous rencontrions pour la troisième fois notre interlocuteur principal au MTQ, commanditaire de notre projet. Depuis une semaine, je travaille au bon déroulement de cette réunion, visant à le convaincre de l'efficacité, l'utilité et la pertinence de notre modèle de données, créé à partir de notre inventaire. Pour cela, j'ai réalisé un site en érosion fictif, décrit par texte et illustré par un grand plan dessiné au feutre et à la peinture. Le but: placer sur ce plan tous les éléments présents (plage, hotels, empierrements, faunes...) et lui montrer que chacun peut se placer dans une des cases de notre modèle, donc servir à la prise de décision. Imaginer la façon de présenter les choses, les réaliser et les expliquer m'a valu plusieurs soirées à cogiter et à peiner à m'endormir. Bref, encore une fois, je me suis peut-être investie de manière un peu disproportionnée par rapport à l'enjeu réel de cet "évènement".
Mais au final, le bilan s'avère plutot positif: bon déroulement, bon échange, satisfaction des deux côtés et dialogues productifs. Ouf, ce soir, je vais bien dormir... après avoir terminé l'écriture du compte-rendu cet après-midi, évidemment!
Rebelote mercredi avec cette fois-ci, l'acteur principal en région venu spécialement de Rimouski... Petite géguerre franco-québecoiseHier midi, alors que les attentats de londres font parler d'eux ici aussi, je discute avec mes collègues des différences dans les modes de vie en France et au Québec. En moyenne, les prix se valent d'un côté à l'autre de l'océan, sauf pour les produits alimentaires importés : essentiellement le vin et le fromage... J'ai du mal à défendre nos produits AOC, face aux affirmations comme quoi les fromages produits ici sont exactement les mêmes que ceux fabriqués en France. Je ne mets absolument pas en doute la qualité de leur fromages, mais comment pourraient-ils produire ceux dont la principale caractéristiques réside dans la façon d'élever et nourrir les vaches à plus de 1500 mètres d'altitude (Beaufort, Saint-Nectaire, Comté, Morbier, Roquefort)? Leurs chèvres et leurs fromages à pâtes molles et crues sont délicieux, mais restent chers.
L'un d'eux soutient aussi que, nous français, ne faisons aucun effort de compréhension dans notre pays. Un jour à Chamonix, alors qu'il souhaitait un "Muffin" en prononçant à l'anglaise, le serveur lui demande au moins trois fois de réitérer sa demande. Certes, j'ai déjà remarqué leur habitude de prononcer avec un fort accent anglais tous les mots, expressions et noms d'origine anglophone. Il ne comprend pas pourquoi nous intégrons à notre langue des mots anglais pour ensuite les prononcer à la française. Il n'a pas tort, moi-même j'essaie au maximum (et encore plus depuis que je vis ici) d'exclure tous les mots anglais de mon vocabulaire. En même temps, je le soupçonne tout de même de considérer les Européens un peu comme des Newfies (=ploucs) difficiles à comprendre (l'histoire des Suisses, c'est lui aussi). Le cirque du soleilVisiblement, ce cirque, mondialement connu fait la fierté du Québec... Ce soir Francis assiste au spectacle avec sa famille moyennant une bonne cinquantaine de dollars la place. La semaine passée, Rose assistait à la première en tant que VIP grâce à des places achetées 25 dollars chacune aux enchères à une collègue de son chum. Il parait que le spectacle émerveille par son panache, sa mise en scène et ses costumes. Les artistes, recrutés au cours de la tournée à travers le monde et dans divers festivals de cirque (notamment celui de Massy) vivent de leur talent et offrent au public des numéros apparement époustouflants et splendides.
Le spectacle présenté à Québec porte le nom de Cortéo :
A Montréal, le chapiteau jaune et bleu du cirque trône le long du fleuve, juste à côté de la tour de l'horloge. En passant, on aperçoit les prix, époustouflants eux-aussi.
Le cirque commence sa tournée mondiale par un mois aux galeries de la capitale de Québec (je reviendrai sur ce lieu, parait-il, à voir), un peu comme un échauffement et pour bien rôder le spectacle. D'après Francis, la troupe passe ensuite plusieurs mois dans chacune des différentes villes de tous les continents dans lesquelles elle s'installe. Cette tournée représente la quasi-totalité de son chiffre d'affaire, ce qui signifie que les prix pratiqués ici sont considérés comme bas. Le spectacle doit vraiment valoir la peine !!! J'attends le verdict de Francis, lundi... 7月4日 MuséeHier, nous avons joué les touristes, puisque Clément - collègue de l'IGN et ami de Camille - nous fait l'honneur de partager deux semaines de notre - enfin surtout celui de Camille - séjour. Au programme : balade à pieds dans la vieille ville - aux milieu de centaines d'autres touristes aux langages diverses et variés - puis visite du musée de la civilisation.
Après la traditionnelle rue Saint-Jean, nous descendons le long du funiculaire vers les rues plus près du fleuve, quartier ancien aux maisons datant de l'époque de la fondation de la ville. Tous les bâtiments, places, escaliers et passages s'y trouvent à la gloire des premiers habitants de la ville - autrement dit, les Français. Ici, l'expression "vieux Québec" prend tout son sens... Champlain, Cartier et même Louis XIV ont droit sinon à une statue, au moins à une plaque. Détail amusant : la majorité des lieux représentés sur les cases du Monopoly de la ville de Québec se trouvent dans ce quartier.
Cependant, la foule et la chaleur devenant vite étouffantes, nous pénétrons dans l'atmosphère doux, tempéré (trop, comme d'habitude) et très particulier du musée de la civilisation. Ce dernier offre une dizaine d'expositions, sur des thèmes aussi interressants que variés. "La Russie des tsars" présente beaucoup d'objets de l'époque absolument ravissants. "Les Autochtones au Québec", pour les enfants, montre des mini-scènes de la vie quotidienne des peuples amérindiens. "Les temps des Québécois" regroupe des objets datant du siècle dernier et présentant la montée en puissance de l'américanisation et les "conflits" d'indépendance. "La lumière" propose des expériences et des panneaux sur les découvertes successives liées à la lumière (un peu du genre du palais de la découverte ou de la cité des sciences de Paris). "Argent sacré, sacré Argent" montre des oeuvres d'art en argent, des globes terrestres sur l'économie mondiale, des doctrines liées au pouvoir de l'argent...Très bien fait et vraiment interressant. Enfin, l'exposition phare, "autopsie d'un meurtre nous invite à résoudre un meutre en visitant les différentes étapes et lieux d'analyse d'une enquête judiciaire, avec de vrais appareils de mesure, anciens et récents.
Et en sortant, à force de persévérance, nous trouvons enfin la place de Paris, où se situe le monument offert par Chirac (quand il était maire de Paris), à la ville de Québec : un parrallélépipède formé de cubes blanc à bordures noires, de l'art moderne. Personnellement, quand je l'avais vu lors de ma première visite au Québec, j'avais trouvé que c'était vraiment se ficher du monde que d'offrir un truc pareil. Mais finalement, il s'avère qu'un artiste Québécois en est l'auteur, la ville de Paris n'a fait que le lui acheter. Alors...
Bref, une bonne après-midi, bien remplie...
7月2日 Retour au dépanneurComme je le disais, le premier juillet étant synonyme d'intense activité urbaine, nous avons préféré profiter de la chaleur pour nous balader sur la rive du fleuve Saint-Laurent. Sur les conseils de Rose et Francis, nous partons donc en début d'après midi pour la "plage Jacques Cartier" (encore et toujours le même, évidemment). Après une courte marche le long du chemin Saint-Louis (une des rues les plus longues de la ville), nous descendons via un escalier en bois jusqu'au fleuve, le long duquel se trouvent de jolis aménagements : pelouses, chemin de terre, tables de pique-nique... Le sentier longe le fleuve jusqu'à Cap Rouge, où se situe le tracel, une base nautique et ...le fameux dépanneur! En chemin, on passe à côté de jolies maisons en contre-plaqué, matériau qui leur donne un aspect de maison en Kit absolument charmant. Sur l'eau, le vent d'ouest chaud et régulier permet à de nombreux dériveurs et planches à voile de naviguer dans des conditions idéales. Sur la plage de sable grossier, on percoit aisément les différences de niveaux liées aux effets des marées. Même si Québec se trouve quand même à plus de 1000 km de l'Océan Atlantique, les activités et l'environnement du lieu rapellent beaucoup ceux d'une station balnéaire.
Le dépanneur étant ouvert, j'en profite pour (enfin) faire quelques photos, spécialement pour mon papa (et pour tous les amateurs de bières). Ca m'a permis de réaliser que, finalement, les québécois profitent tout de même de la fête nationale pour la faire, justement, la fête : dans la minuscule boutique, impossible de se déplacer, tant il y de personnes venus chercher leur(s) boisson(s) pour la soirée!
Finalement, la chaleur devenant vraiment opressante, nous rentrons en bus, avant de nous réfugier dans l'atmosphère climatisé et très (trop) frais de notre cinéma. Au programme : Batman Begins...
Le 1er juilletCe jour, férié dans toute la fédération canadienne, mobilise, à Québec, beaucoup moins de foule que la Saint-Jean, pour la simple et bonne raison qu'il sagit de la fête Nationale du Canada. Dans la capitale québécoise, pas de fêtards enjoués brandissant des drapeaux, ni foule scandant des paroles patriotiques... Bon, le violent orage qui a éclaté en début de soirée y est peut-être pour quelque chose. Le feu d'artifice prévu sur les plaines en fin de soirée, après un concert d'artistes québécois, est tombé à l'eau au sens propre du terme...
Non, le premier juillet représente pour les habitants de Québec un autre évènement, au moins aussi important. Ce jour-là, tous les ans, les baux des locations arrivent à terme. De nombreuses familles, beaucoup de couples et pas mal d'étudiants doivent quitter leur logement et emménager dans un autre. Résultat : trafic dense de "trucks", camions, remorques et autres véhicules utilitaires, circulant partout dans la cité, activité intense au pieds de tous les combos, coproprités et autres immeubles d'habitation. Avec la chaleur lourde et humide qui a régné toute la journée, la tâche a du s'avérer particulièrement difficile... 7月1日 Histoire de tempsLes grosses chaleurs arrivent... Aux dires des gens d'ici, ce type de temps apparait d'habitude en juillet. Pourtant, voici une semaine que les températures ne descendent pas au-dessous de 20 degrés la nuit, 30 la journée... L'atmosphère générale regorge d'eau et il souffle un vent chaud et humide. On n'a eu droit qu'à trois orages depuis l'arrivée de ces températures estivales, mais ceux-ci valaient les plus impressionnants des orages du sud de la France : le ciel devient gris anthracite, le vent souffle si fort qu'il arrache des branches d'arbre, et en moins d'un quart d'heure, une pluis torrentielle s'abat sur la ville. La télé s'interromps, le ciel crépite et le tonnerre gronde si fort qu'il interdit toute conversation. Mais, depuis les hauteurs de la ville, on apercoit sur les collines les couleurs rouges et oranges du coucher de soleil à la limite des nuages noirs. Une vision splendide...
Autre constation étonnante : les arbres perdent leur feuiles sous l'effet des la sécheresse, et on trouve par terre des amas de feuilles mortes jaunies et craquantes. Qu'est-ce que ce de doit être en octobre! 6月30日 Soirée innovanteJe rentre d'une soirée inovante et assez originale : j'ai assisté à une projection cinématographique en plein air. Et pas de n'importe quel film...Les Choristes, film français sorti l'année passée, au succès fulgurant. Cet évènement est le premier d'une bonne série de films, spectacles, animations et concerts de plein air, qui auront lieu durant les deux prochains mois. Cette sortie m'a en outre permis de découvrir un parc absolument charmant, juste à côté d'un grand marché, aux plantes en semaines, aux puces le dimanche, avec une "pataugeoire", petit bassin profond de 50 cm, ouvert au public de 8 h à 20 h. Le parc possède aussi une zone herbeuse en hémicycle, autour d'une scène abritée sous une armature en bois. Cette installation confirme la fréquence de ce genre de manifestation. Ce que confirme la responsable de l'arrondissement qui vient nous accueillir et nous présenter la soirée et les évènements des prochains jours : concerts, animations du dimanche, projections de films... Mais le plus curieux reste les spectateurs. Au moins 600 personnes viennent assister à ces représentations, équipées de leur transat ou siège pliable, de boissons et de pop-corn...Ceci dit, d'autre créatures assistent en nombre à la projection : des tas de sale petites mouches noires, aussi minuscules que voraces! Avce un gros gros effort de volonté pour ne pas me gratter, je ne m'en sors pas trop mal : juste un énorme bouton sur l'épaule. Heureusement, depuis une semaine, je ne sors jamais sans mon tube de crème apaisante. Le truc, c'est qu'à ce rythme, dans une semaine, il m'en faudra un nouveau... 6月29日 CuriositéCe matin, j'ai assisté à une scène déroutante.
Situons le contexte : un carrefour routier, 8h du matin, heure de pointe sur un axe important. D'un côté de ce boulevard, un mini centre commercial, composé de deux restaurants, un supermarché, un cabinet dentaire et un garage. Entre ce dernier et le 'métro' (nom du supermarché), un espace assez large réservé aux livraisons et dont l'accès se fait par le grand boulevard. De l'autre côté, en face de ce parking, l'arrêt où j'attend mon bus avec une bonne dizaine de personnes et un restaurant chic, avec parking privé.
Arrive un semi-remorque, équipé de 4 essieux et long d'au moins 15 mètres, qui s'arrête juste devant l'arrêt de bus, l'arrière au niveau de l'entrée du parking aux livraisons. Inutile de préciser que, son but étant d'entrer en marche arrière dans l'étroit passage, il bloque la totalité de la circulation pendant 5 bonnes minutes... A force de manoeuvres et de tours de volant, il parvient à se placer en travers de la route, mais pas suffisament pour rentrer dans l'impasse. Il entreprend donc de faire demi-tour! Imaginez un gros semi-remorque bloqué en travers de la rue Mirabeau (ou de n'importe quelle rue de largeur standard, un tant soit peu fréquentée aux heures de pointe) à 8 heures du matin... Impressionnant, c'est le mot qui convient!
Bref, pour finir et se sortir de là, il utilise le parking privé du restaurant (qui, heureusement, dispose de deux accès) pour revenir à sa position de départ. Ayant laissé passer tous les conducteurs plutot enervés, il réitère sa manoeuvre et réussit à pénétrer en marche arrière dans l'impasse du premier coup. Comme quoi, il suffit souvent de juste un peu d'entrainement... 6月28日 Là où j'habiteNous logeons, Camille et moi, dans le sous-sol d'une maison particulière. Cette dernière appartient à un couple avec deux enfants, dont l'une termine ses études à Toronto et l'autre à Québec. La femme travaille au ministère de la justice et lui est chauffeur de poids lourds de 16h à minuit.
Nos deux chambres se trouvent à l'étage le plus bas de la maison, avec la cuisine et la douche. Nous disposons chacune d'un lavabo et de miroirs dans notre chambre. Pour accéder aux toilettes et à la porte d'entrée (ou de sortie), il faut monter un excalier vers l'autre côté de la maison, plus haute d'un demi-étage. On y trouve aussi un petit salon, la buanderie et deux autres chambres : l'une occupée par un jeune homme travaillant dans un garage de minuit à huit heures et l'autre, actuellement vide, occupée à l'année par une jeune fille terminant ses études au CEGEP de Sainte-Foy. Une porte, sans poignée de notre côté mais équipée d'un toc-toc à l'ancienne, donne accès à la partie supérieure de la maison, résidence des propriétaires. Comme en bas, celle-ci se compose de deux demi-étages, mais je n'ai pas eu l'occasion de visiter...
Eux rentrent chez eux par l'avant, mais nous disposons d'une entrée séparée et indépendante par l'arrière, à laquelle on accède par le côté droit. Nos chambres et la cuisine possèdent chacune une petite fenêtre en cours anglaise, mais cela suffit rarement à procurer suffisament de lumière pour lire ou jouer. Sinon, nous disposons de pas mal de matériel de cuisine, d'un grand frigo à l'américaine à partager à trois, de deux plaques électriques, d'un micro-onde (dont il nous a fallu deux bonnes semaines pour apprendre à s'en servir à peu près correctement)et un mini-four, finalement pas si pire pour faire des gâteaux.
Vraiment, je pense qu'on est bien tombées (enfin, pour passer quatre mois). 6月27日 Jeux mondiaux des Policiers et des PompiersCa y est, j'en sais un peu plus et je peux donc en parler. "en" désigne les jeux mondiaux des policiers et des pompiers, grand rassemblement sportif international pendant lesquels des équipes de policier(e)s et de pompier(e)s s'affrontent pour représenter leur pays. En soi, ce n'est pas un évènement extraordinairement passionnant, mais cela provoque un étonnant changement dans le paysage quotidien : partout, des groupes de personnes - soyons honnête, essentiellement des hommes - identiquement vêtus aux couleurs de leur pays circulent bruyamment dans les rues, les centres commerciaux, les bars... et pour l'instant, tous ceux que j'ai rencontrés ne parlaient pas francais... Il s'agit donc d'une manisfestation internationale, où les gens viennent autant pour le sport que pour tous les évènements autour des épreuves : chaque soir, un spectacle ou un défilé a lieu sur les plaines, des véhicules rouges, bleus et blancs circulent toutes sirènes hurlantes sur les boulevards, et la plupart des stades et terrains de sport de la ville sont réquisitionnés... Et comme on habite dans un quartier entouré d'hôtels et de motels abordables, on est bien placées pour se rendre compte de l'affluence soudaine d'étrangers. Cet évènement marque le coup d'envoi des festivités de la capitale, en coincidence avec les cérémonies de la Saint-Jean, puisque vont s'enchainer les concerts et spectacles du festival d'été, les "grands feux Loto-Québec" (concours international de spectacles pyrotechniques au -dessus des Chutes Montmorency) et plein d'autres activités de plein air jusqu'à la mi-aout. 6月24日 Fête de la Saint-JeanAujourd'hui, 24 juin, le calendrier indique "Saint Jean-Baptiste". Mais, la "Saint-Jean", c'est aussi le jour de la fête nationale...du Québec! Les festivités commencent dès le 23, portées par des mots d'ordre du genre "Liberté", "vive le Québec" et "Québec je t'aime". Hier soir, donc, nous avons assisté au concert "un air de fête", donné par des artistes 100% québécois sur les plaines (d'Abraham), devant plus de 250 000 personnes. Arrivées sur les lieux vers 18h30, nous assistons d'abord aux répétitions finales du concert. En attendant le coup d'envoi (symbolisé par le début de la retransmission en direct du concert sur les ondes de la télé nationale, TQS) un groupe de musique moitié celtique, moitié funk, nous enchante les oreilles. Des organisateurs distribuent des petits drapeaux québécois en plastique et on voit apparaitre des gens aux couleurs de la province : de bleu et blanc vêtus, avec des petites fleurs de Lys sur les endroits visibles du corps. Les bouteilles en verre et les canettes de métal sont interdites (des gars fouillent les gens à l'entrée du parc), mais des vendeurs ambulants parcourent la foule avec des plateaux en fer posés sur la tête, pleins de verres en plastiques remplis de bière Unibroue. A 21 heures, précises, alors que les pelouses se sont couvertes de monde sans qu'on s'en rende compte, Luck Mervil (l'artiste narrateur de "Notre-Dame-de-Paris"), ouvre le spectacle, à coup de discours très nationalistes. La foule agite les drapeaux et on a l'impression d'une mer de bleu et blanc. La présidente de la société des québécois et des québécoises entraine les foules à crier son amour pour ce "pays". Bon, le concert en lui-même est sympa, mais pas transcendant. Détail amusant : derrière la foule et face à la scène, les discours du présentateur défilent sur un grand écran blanc. On peut donc anticiper chacune des paroles des artistes, c'est amusant et souvent ça facilite la compréhension (n'oublions pas que TOUS les gens parlent québécois). A 23h, le brasier des feux de joies s'enflamme et les troncs d'arbres arrangés en cônes géants ne font pas long feu (sans mauvais jeu de mot). Certains gus bien imbibés s'amusent à déjouer la surveillance des vigiles postés tout du long des barrières disposées autour des brasiers. Pas d'agressivité, juste un jeu. D'ailleurs, les hommes chargés de la sécurité n'ont pas ce qu'on appelle une carrure de gros bras. Certes, ils ont une silhouette imposante, mais pas au niveau des épaules... Un mec, particulièrement tenace, revient plusieurs fois à la charge, avec pour tout vêtement un calaçon bleu avec des fleurs de lys blanches. Finalement, c'est comique... Il parait que certaines années, des personnes sous l'effet de substances suspectes se précipitaient dans le feu et que des groupes de junkies venaient là spécialement pour jouer les casseurs et les fauteurs de troubles. Ceci explique sans doute la présence policière particulièrement importante (rien à voir, toutefois, avec les mobilisations policières lors des manifestations parisiennes) et très exceptionnelle. Déception, toutefois: à la fin du concert, on s'attendait à un feu d'artifice, mais non, la partie grunge et rock débute et les foules changent... Comme ca, ca peut sembler proche d'un nationalisme d'extrême droite, mais il n'en n'est rien: certes, la fête nationale permet au peuple québécois d'affirmer ses différences et revendiquer son indépendance, mais dans un esprit très ouvert. Pas de racisme, au contraire, un appel au mélange, dans un esprit de former une nation cosmopolite mais unie... Une soirée, vraiment interressante (et fun, tout de même: il a fallu que je vienne au québec pour assiter à un concert retransmis en direct et passer à la télé...)
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