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8月30日

WE dans le sud fin

Dimanche matin, grand soleil. Ouf, après une bonne nuit au sec, ca met plutot de bonne humeur. Nous partons pour la campagne au nord de Gatineau (après un bon petit déjeuner chez Tim Horton's). Nous traversons des villages et des paysages de lacs et de forêts typiques du grand nord canadien. Sous le soleil, c'est vraiment beau.
Nous roulons à travers la réserve faunique de Papineau Labelle, sur des routes en terre sillonnant la forêt. Nous apercevons un faon, courons après les grenouilles, rencontrons des pêcheurs dans un chalet et finissons par retrouver le gourdon à 4h, après trois bonnes heures de poussière.
Nous déjeunons à la première auberge du chemin, puis prenons la direction du Mont Tremblant, pour l'ultime étape de notre séjour. Cette station de sport d'hiver très côtée ressemble à un village de vacances, on se croirait dans un parc d'attraction. C'est absoulment très joli, totalement réservé à des gens fortunés et parfaitement artificiel. Nous empruntons des télécabines pour grimper en haut du village, survolant les piscines et les glissades de luges. On trouve même de la neige pour faire des tires de sirop d'érable!
Bref, à voir absolument!
8月29日

WE dans le sud suite

Quand même, il me faut terminer le récit de nos aventures en camping dans la campagne québécoise....
Jeudi, après coucher à deux heures du mat à la fin du drive-in, nous repartons pour la grosse ville. AU programme, visite du biodome pour certaines, sirotage de café (et découverte des Tim Horton's ) pour Georges et moi... Ahhh deux petites heures de calme et de sérénité...avant de repartir pour le centre-ville et les embouteillages, déposer Mylèn aux musées et nous rendre de notre coté à la Ronde. Pour ceux qui l'ignorent, La Ronde est un grand parc d'attraction, présenté à la facon d'une fête foraine, mais ou l'on ne paye que le ticket d'entrée. Je gardais un souvenir formidable de notre journée ici, il y a 8 ans...Quelle déception de voir la plus grande et la plus impressionnante des montagnes russes que j'aie jamais faites fermée pour cause travaux journaliers. Tant pis, je reviendrai!  Ca ne nous empeche pas de profiter des autres manèges, tous plus rapides et excitants les uns que les autres... Ca reste un parc à faire, pour sur!
Le soir, diner en ville, près du vieux port, dans un resto à l'italienne, puis retour au camping, en passant par le DaysInn...
Le lendemain matin, vendredi, Mylène n'ayant pu faire l'un des museés la veille, nous retournons pour quelques heures encore dans Montréal. A la vue de la file inimterrompue emcombrant le pont Jacques Cartier, nous décidons de prnedre le métro à Longueuil. En moins d'un quart d'heure, nous voici sur le vieux port,à flâner dans la vieille ville, visiter le quartier chinois, longer les buildings. Nous buvons un coup au MacD où Georges découvre la tasse à café avec couvercle pliant pour faciliter la boisson. Il n'en revient pas!
Et puis, à 15h30, nous prenons la route vers la Capitale, lentement dabord (une heure de bouchons pour sortir des faubourgs de Montréal) puis surement à travers une charmante route départementales sillonnant la campagne au nord de la rivière des Outaouais. Dommage que la pluie ne cesse de tomber...
Fort heureusement pour nous, après avoir trouvé un Comfort Inn pour Mylène, la pluie nous laisse un peu de répit le temps de monter nos tentes... Nous dinons dans un bar à salade, le Crocodeli, quasiment vide, mais dont les boum boum réguliers de la musique diffusée dans la partie "boite de nuit "  sous nos pieds font vibrer les chaises et les tables. Très amusant, en plus, on y mange bien et l'accueil est très symathique...
Samedi - 3h du matin. Je suis dans un état de nerf incoryable! Impossible de dormir avec toute cette pluie qui frappe non seulement la toile extérieure en un pianotement régulier insupportable, mais qui en plus commence à prendre possession de l'intérieur de la tente : les pieds, puis les cotés du duvet, les matelas, les sacs et les affaires, tout se retrouve complètement trempé quand, enfin, vers 5h la lumière du jour commence à poindre. Impossible de faire sécher quoi que ce soit, il bruine en permanence...
Dur réveil que celui du samedi matin... Nous plions tant bien que mal les affaires détrempées. Plus question de camper! Après cette épreuve, nous découvrons et nous délectons du plaisir de déjeuner chez Tim Horton's : chaleur, boissons brûlantes, pains et croissants chauds... On en garde un souvenir unique et impérissable! Quand tout va mal, trouvez la sérénité d'une demi-heure en vous posant chez Tim Horton's...
Mais la journée continue et nous passons 5 bonnes heures au musée Canadien des Civilisations de Gatineau, en assistant même à une projection IMAX (procédé et technologie inventée au Canada...). Il nous reste donc 4 bonnes heures pour visiter Ottawa, se balader, visiter le parlement pour Lauranne et Camille, le musée des beaux-arts pour Mylène. On croise une foule de mendiants, je suis étonnée de la concentration de SDF dans une si petite ville.A la nuit, on part à la recherche d'un motel pour dormir, et finalement, on choisit un chambre avec trois grands lits, offertes au prix d'un normale acr située en demi-sous-sol. Heureuse surprise : chambre immense, frigo, télé, climatisation, cheminée, décors charmants. Ouf, au moins une bonne nuit! On décide de retourner diner au Crocodeli, ou l'on tombe sur notre mignon serveur de la veille. Décidément, cet endroit est vraiment chouette!
 
8月22日

WE dans le Sud 1

Mercredi 17 aout, départ pour un tour de 5 jours en voiture-camping dans le sud de la Belle Province. Première étape : Montréal, grande ville Nord-Américaine à la croisée des cultures anglophones et francophones. Mon quatrième passage dans cette ville, balade au mont Royal, dans le centre ville et la vieille ville, où les églises construites à l'ancienne se reflètent dans les buildings brillants aux couleurs futuristes. On comprend rapidement l'inutilité et l'encombrement d'une voiture dans une telle ville, où le métro passe toutes les dix minutes.
Mercredi soir, nous faisons l'Expérince, unique et typiquement américaine du ciné-parc, mieux connu en France sous le nom de drive-in. Un endroit où on visionne un film dans sa voiture... En fait, on a droit à deux films en une soirée, ls son sort de la radio sur un férquence FM spécifique et on peut acheter toutes sortes de cochonneries à manger dans un fast food à l'entrée: grande boite de pop corn, Plat de Nacos au fromage ou à la tomate géants , hot-dogs et frites, le tout accompagné de boissons aux couleurs étranges... De l'avis d'un cinéphile accompli et assez expérimenté, cet endroit représente le Summum de l'horreur pour un cinéphile. Une expérince dont tout le monde se souviendra.
8月13日

Soins dentaires

Avec mes gencives sensibles et mes dents sujettes à des caries à répétition, j'ai eu besoin, ici aussi, de consulter un dentiste. Sur les coneils de Rose, je choisis un cabinet dentaire à deux pas de l'université : deux dentistes, un homme et une femme portant le même nom - mari et femme? Ici, la variété des noms de famille n'existant pas, difficile de savoir - opérant dans un grand cabinet clair et accueillant. Petit détail surprenant : on compte plus de six salles toutes équipées. Je découvre rapisement le principe de ces salles voisines: en plus des dentistes, le cabinet emploie également une demi-couziane d'assistante médicales dentaires, chargées d'accueillir les patient, les préparer, faire les radios nécessaires...Bref, les dentistes ne se chargent que des interventions (traitement de carie à opération lourde), toujours assistés par une des assistantes. Le plus troublant dans cette organisation, c'est de se retrouver dans une salle à attendre que le dentiste ait fini avec le patient d'à côté. Ca fait un peu travail à la chaine... Ceci dit, les membres du cabinet se sont montrés particulièrement gentils et aimables avec moi, depuis la secrétaire jusqu'à la dentiste, qui, malgré son emploi du temps archi-chargé, trouve toujours le temps de parler et de communiquer avec ses patients.
8月2日

New York, infos complémentaires

Je reviens un peu sur mon dernier Week-end, en particulier sur des petites anecdotes amusantes ou surprenantes, dignes de figurer dans le récit de ce très bon séjour.
La réputation de froideur, d'agressivité et de paranoïa des américains s'avère assez proche de la réalité. Les trois heures passées à la frontière à l'aller l'attestent, ainsi que l'attitude des responsables des files d'attente (line-up) précédant toute visite un tant soit peu touristique: ordres gueulés (ya pas d'autres mots) comme à un groupe de militaires, aucune humanité, les visiteurs équivalent à du bétail, voire à des objets fabriqués à la chaine... Sans oublier le passage systématique par des détecteurs de métaux après délestage de tout effet personnel, radiographiés aux rayons X.
Autre caractéristique flagrante (que l'on retrouve un peu atténuée au Canada), la climatisation exagérée et systématique de tous les intérieurs. "Prévoir un pull pour entrer dedans", notez le paradoxe... Les trajets en bus, déjà pas spécialement agréables, deviennent carrément insupportables : impossible de dormir avec des pieds et des jambes complètement gelés!
Mais sinon, je reviens sur l'ambiance particulièrement agréable du dimanche matin, sur la grandeur et la majesté des buildings anciens, que l'on ne peut s'empêcher d'admirer, cotoyant les plus modernes, gigantesques et impressionnants. Le pont de Brooklyn, magnifique ouvrage d'art, la (relative) propreté des rues, le sourire et la gentillesse de notre guide à l'ONU, l'amabilité des serveurs lors de nos repas au restaurant,l'humour un eu particulier des chauffeurs de bus de la Greyhound...
Pas mal de petites choses, souvenirs d'un Week-end aux States.
8月1日

Visiter New York (2)

 
Vendredi, 10h30, premiers pas sur le sol Newyorkais, à l'angle de la 8ème rue et de la 42 ème avenue. Passage par notre hotel, dépos des sacs à la consigne, puis départ pour la grande ville.
Cette dernière pourait se décrire en trois mots: gigantisme, hyperactivité et diversité. Les buildings, tous plus grands les uns que les autres (sauf l'Empire State), constituent en eux-mêmes la ville ; pas un immeuble ne possède moins de 20 étages... Les rues bondées où circule un flot inimterrompu de véhicules se croisent systématiquement à angle droit, sauf Broadway qui traverse l'intégralité de Manhattan en diagonale. A chaque intersection, les piétons doivent respecter les indications de passage : malheur à celui qui fait un pas de trop sur la chaussée alors que les voitures peuvent passer (klaxon puissant, arrêt à ras des jambes et regard très éloquents...). D'un bloc à l'autre, on change radicalement d'ambiance, notemment au niveau des quartiers chinois et italiens, ou encore entre Times Square et West Side. Inutile d'entrer dans les détails très touristiques de la visite, les guides décrivent assez fidèlement La Satue de la Liberté, Ellis Island, l'Empire State Building et l'ONU. Par contre, Central Park vaut carrément le détour: samedi après-midi, on y trouve une foule impressionnante de touristes et de locaux, venus chercher la verdure et le calme. Sauf que justement, le calme n'existe pas : beaucoup de monde, beaucoup de bruit, beaucoup de musique, des faux crissements (même pas "chants") de cigales à tous les arbres... On y va plus pour les spectacles et les animations que vraiment pour le havre de paix.
Par contre, le dimanche à 9 heures du matin, New York se révèle un autre monde : des artères parfaitement dégagées, peu de bruit, se balader devient vraiment très agréable. Central Park, envahi par des joggeurs silencieux et concentrés, permet des promenades dans le calme et la sérénité. Un autre monde, vraiment.
Je profite des quelques heures de la matinée pour prospecter un peu les magasins et découvre plusieurs choses :
D'abord, une certaine frustation face à la quantité de bouteilles de bières (et donc de nouvelles capsules) en vente dans les petites épiceries : à 2 dollars la bouteille et repensant au poids que chacune représente, je me sens impuissante et totalement frustrée de ne pouvoir obtnir une si belle collection.
Et puis, finalement, en passant à la caisse après un choix déchirant et difficile, je me vois refuser l'achat d'alcool : en effet, les gérants ne sont pas autorisés à en vendre avant midi... Comme ca, plus de problème ni de regrets...
Ensuite, la quasi totalité de ces épiceries, des marchands de souvenirs et des tabacs appartiennent à des familles asiatiques, dont tous les membres participent à l'activité du magasin. L'amabilité n'est d'ailleurs pas leur point fort, c'est à peine s'ils vous regardent quand vous leur tendez la monnaie!
A midi, départ pour le Canada. A 18h, arrivée à la frontière, fouille intégrale du bus en 10 minutes, pendant que les passagers passent la douane. A 18h30, on est reparti... Sans commentaires... à l'arrivée à Montréal, toutes les rues entourant la gare routière sont fermées à la circulation à cause du festival "Juste pour Rire". Notre chauffeur, complètement paumé, doit demander son chemin aux passagers du bus connaissant la ville. Un comble, tout de même!
Notre voyage se termine à minuit pile, à l'arrivée à Sainte-Foy, après quasiment 12 heures de transport. Bilan: une belle expérince, un Week-emd actif et bien rempli et quelques heures de sommeil à rattraper.

New York, New York....y aller (1)

New York... La plus belle ville du monde pour la plupart des gens qui y vivent, ville mythique pour tous les voyageurs de la planète, tantot magnifique, tantot terrifiante.
Second séjour dans Manhattan pour moi, trois jours dans un monde, même après trois mois en Amérique du nord. Mais commençons par le commencement...
Jeudi, 18h, fin d'une journée de travail comme une autre, exception faite que prolongeons notre trajet en bus habituel jusqu'à la gare routière, direction Montréal dans un premier temps, puis New York. Le trajet Sainte-Foy -Montréal prend 2h et demi, avec la célèbre compagnie de transports routiers locale, Orléans Express. Au bout de deux heures et demi d'attente, trois bus partent pour la grosse pomme remplis avant que nous puissions enfin embarquer. Nous quittons Montréal dans un vieux bus un peu effrayant de la compagnie GreyHound à minuit et demi.  Un heure plus tard, on apercoit encore les buildings du centre-ville... Non mais franchement, il n'y a qu'ici que l'on peut trouver une autoroute congestionnée à une heure du matin en pleine semaine! Je massoupit un peu et m'éveille juste pour le passage de la frontière: mémorable! Arrivés à deux heures, nous patientons derrière trois autres bus, chacun devant subir une fouille complète, pendant que les passagers doivent s'enregistrer auprès des douanes américaines. La fatigue m'emporte et je m'éveille en sursaut au son tonitruant de la voix d'un jeune douanier en uniforme gueulant des ordres en anglais comme si nous devions subir un des entrainements intensif de l'armée! Un coup d'oeil à ma montre m'informe que voici près de deux heures que nous attendons ici! Alors, docilement, nous emporton tous nos sacs et passons un par un au guichet des douaniers :  pour les français, un formulaire à remplir, un joli sourire à faire devant la WebCam et les deux index à passer au laser. Nous voici fichés dans la gigantesque base de données de l'immigration amricaine...
A 4h et demi, nous pénétrons enfin en territoire américain, alors que les premières lueurs de l'aube apparaissent : une dizaine d'heures auparavnt, j'assistais au coucher du soleil, voici maintenant que le vois apparaitre de l'autre coté. Ca peut paraitre stupide, mais c'est la première fois que j'assiste à ce phénomène de manière si continue...  
Ce fut la première étape de notre petit voyage. La suite après un peu de repos...
7月27日

Nostalgies

Le pavillon universitaire où je travaille en sous sol abrite aussi la faculté de Musique de l'université Laval. Le bâtiment, un ancien séminaire (=couvent), comporte un clocher (avec des cloches qui sonnent le milieu de la journée) et des salles très haut de plafond. Il ne comporte donc pas de second étage. Le Centre de Recherche en Géomatique occupe une partie du sous-sol.

Hier, alors que je me rendait à la cabine téléphonique située dans l'aile réservée aux musiciens, je  suis passée devant une grande salle, sans doute ancienne salle de réunion d'ecclésiastiques, dans laquelle répètait un groupe de variété. Un chanteur - pianiste, un quatuor à cordes avec contrebasse, une flutiste, un batteur, une boite à ryhtme et un klavinova. Je ne peut m'empêcher de prêter l'oreille et la curiosité m'incite à regarder par la porte ouverte. Les étuis des instruments, ouverts, reposant un peu partout sur des chaises, l'odeur caractéristique de la collophane, le bruit typique du raclement de la chaise qu'on installe avant de jouer, la frottement des archets et le tintement du crayon sur le pupitre... Cet atmosphère si particulier fait remonter en moi une foule de souvenirs nostalgiques de mes années au conservatoire, les concerts de l'orchestre, les répétitions de mes amis et les cours de musique...Surtout que le groupe joue vraiment de la belle musique! Un mélange de varitéte moderne adoucit par la présence des instruments classiques. Le temps passe  et je ne me rends pas compte que je suis restée une bonne demi-heure à les regarder et les écouter. Tant pis pour le coup de fil, je retourne me plonger dans l'univers beaucoup plus terre à terre (mais non moins interressant) de la géomatique, celui qui représente maintenant ma principale occupation.
7月26日

Toujours des endroits à découvrir

Ce dernier weekend, le temps ensoleillé et chaud le permettant, j'ai encore découvert des endroits particuliers de la capitale québécoise.
Samedi, destination le domaine des Maizerets. Il s'agit d'un grand parc parfaitement aménagé pour les sorties du dimanche en famille: bassins, petits bois, volière à papillons, labyrinthe végétal... Finalement pas si étendu que je le coyais, on y étouffe presque un peu. D'autant que ce samedi, un concours d'épreuves sportives pour équipes (!) de chiens y tient place... Musique techno à fond, animateur particulièrement enthousiaste, sans oublier les obligatoires barbecues, buvettes et autres stands. Je me demande bien comment des chiens peuvent faire des compétitions par équipes... En sortant du parc et en rejoigant l'arrêt de bus sous un vent de plus en plus violent, nous "visitons" un magasin "Maxi" : supermarché assez étendu par rapport à notre "métro" habituel, sa superficie et sa disposition n'égalent tout de même pas les grandes surfaces françaises : peu de soin dans la présentation des rayons, pas de panneaux de présentation, et beaucoup moins d'espace entre les rayons. Nous aboutissons donc à la conclusion qu'il n'existe pas en terre canadienne de "grandes surfaces" ressemblant aux notres. A peine montée dans le bus, de grosse gouttes de pluie s'abattent sur la ville et l'orage éclate enfin. Pour le reste de la soirée, que je passe à travailler à l'université, préparant activement notre réunion quelque peu décisive (encore) de mercredi prochain...
Dimanche, après une grasse matinée, je pars pour le centre-ville, la rue Saint-Jean plus exactement. Objectif: trouver un cadeau pour notre collègue RV qui fête ses 23 ans. Cette recherche me donne l'occasion de me pencher plus en détail sur les éventuels "souvenirs" à ramener pour la famille... Comme à Paris et partout ailleurs, on trouve tout et n'importe quoi. Dans la partie Ouest de la rue Sain-Jean, des stands de bouffes, d'artisanat et de vendeurs ambulant sont installés devant les terrasses. Il règne une atmosphère enfumée, brulante et humide, mais l'ensemble vaut le détour. J'y retrouve un peu l'ambiance des marchés d'été des campagnes françaises, en plus cosmopolite. Je repars avec tout un tas de babioles aux couleurs de Québec, relativement inutiles, mais qui permettront à Xavier (RV) de se souvenir de ses 23 ans dans la belle province...
7月21日

Grands espaces, des chiffres

Dans le cadre du projet sur lequel je travaille, je dois entrer dans une table les chiffres des populations et superficies des différentes municipalités de la Région de Gaspésie, grande péninsule orientée est-ouest bordée au nord par l'embouchure du Saint-Laurent et au Sud par l'Océan et le Nouveau Brunswick. Bref, les statistiques parlent : la municipalité la plus peuplée, celle de Gaspé, compte 14979 habitants pour 1450 kilomètres carrés, la moins peuplée, 159 habitants pour150 kilomètres carrés. La municipalités la plus étendue couvre 3500 kilomètres carrés (et seulement 225 habitants) alors que la plus petite couvre 1,82 kilomètres carrés et compte quand même 450 habitants. A titre de comparaison, Antony, en banlieue parisienne couvre 9.56 kilomètres carrés et compte 60000 habitants...Et encore, la Gaspésie fait partie des endroits relatuivement bien peuplés par rapport à d'autres contrées plus éloignées...!
7月20日

Barbecue Chez Rose

Samedi en début de soirée, nous nous rendons en bus jusqu'au terminus du 801, à Charlesbourg au nord de Québec, pour une soirée barbecue organisée chez Rose. Une heure de bus (pas si pire!) et dix minutes de voiture et nous voici au milieu des bois, entourées de collines et dans une ambiance quasi montagnarde. L'odeur des pins, les chalets en bois aux toits bleux gris foncés, les pentes avoisinantes et surtout - surtout! - les langues d'herbe verte tranchant la forêt sur le versant d'en face, vision estivale typique de pistes de ski, me plonge pour une soirée dans mon univers favori. La maison de Rose ne fait pas exception : un joli chalet à flan de colline, au bord de la forêt (si on la traverse, on arrive directement sur les rives du lac Saint-Jean, parait-il...), avec un grand jardin et deux appentis. Je découvre la plus exceptionnelle cuisinière que j'aie jamais vue dans une maison privée : ancienne, charmante, avec plaques amovibles et des tas de boutons de réglage, une vraie pièce de collection!
Le barbecue, comme tous ici d'ailleurs, ne ressemble en rien aux bons vieux foyers de pierres rouges de mon enfance : ultra-moderne, chauffé au fuel, avec rabas protecteur et monté sur roulette. Ca enlève un peu du charme du feu de charbon ou même de bois sur lequel on place avec précaution des grilles métalliques à l'aide de pinces. Cependant, nous continuons la soirée autour d'un vrai feu de camp, à faire fondre des Chamallows au bout de branches ramassées par nos soins dans la forêt. Et tout ca protégés des moustiques éloignés par les flammes! Oui, une soirée bien agréable (dont il nous faudra deux heures pour revenir...).
7月18日

Urgences

Maintenant que ca va mieux, je peux bien raconter un autre aspect "expérimental" de ma vie à Québec.

Pour des raisons que je ne tiens pas à préciser, j'ai "visité" les urgences du "Centre Hospitalier de l'Université Laval" dans la nuit de jeudi à vendredi (la malade, c'était moi). Première surprise : ne possédant pas la "Carte soleil" permettant à tout cotoyen canadien d'intégrer les urgences sans débourser le moindre cent, je dois, pour ma part, me séparer cash de 550 dollars pour pouvoir entrer dans le service. Je préfère ne pas imaginer les personnes étrangères arrivant là inconscientes ou gravement blessées...

Une fois admise, on m'allonge, me branche tout un tas d'appareil et un catétère, m'habille de la tunique bleu typique et ne cesse de ma parler. Pour ca, encore une fois les Québecois ne faillissent pas à leur réputation: gentillesse et bienveillance à toute épreuve. Une fois établi que mon cas ne mérite pas un traitement d'urgence, on m'enlève tous les fils et appareils et on parque mon lit dans un couloir, le temps de finir les formalités et attendre le verdict du médecin. Ca peut surprendre, en arrivant, de voir des lits un peu partout dans les couloirs avec des malades dormant dessus, mais finalement, ca se comprend: une façon comme une autre de gérer l'engorgement du service. Bref, déception pour ceux qui s'attendaitent à vivre la série américaine du même nom, mais une expérience tout de même...

Info aux voyageurs étrangers : téléphnez à votre assurance du genre de mondiale assistance ou autre avant même de rentrer aux urgences (enfin, si vous le pouvez), normalement ça permet d'éviter le paiement cash.

7月17日

Tourisme imprévu

Alors que je souhaitais visiter un peu les sites du festival d'été, je me suis retrouvée à errer dans les petites rues de la capitale, que nous n'avions jamais pris le temps de visiter, au milieu de maisons charmantes et très typiques. 
On y trouve évidemment beaucoup de retaurants, aux spécilaités essentiellement européennes. L'un d'eux se nomme "D'Orsay, restaurant - pub", un autre "le bistrot de Paris".
En rentrant, je passe par les Plaines d'Abrham, totalement désertées pour les scènes de concerts et je découvre un lieu enchanteur: un petit jardin, garni de plantes et fleurs artistiquement réparties et organisées, où viennent se balader et se poser des couples d'amoureux... tous de plus de 60 ans! Charmant et vraiment calme, ce "jardin de Jeanne d'Arc" (c'est son nom) possède des espèces de plantes rares et dont la période de floraison ne dépasse parfois pas une semaine (d'après les informations des paneaux descriptifs présents aux deux extrémités).
Dommage que les plantes attirent aussi des tas de petites bestioles voraces...

7月14日

Allons enfants de la patrie....

Bonne fête nationale à tous les français!!!!
Je regrette un peu le traditionnel feu d'artifice, mais la réception donnée par le consulat de France à Québec en l'honneur de la Fête Nationale Française vaut bien de manquer n'importe quel feu d'artifice : encore une expérience unique, une oportunité saisie avec raison...
17h, nous arrivons devant le musée des Beaux Arts de Québec, où le consul de France donne une réception ouverte ux français (sur présentation de la carte d'identité) et aux invités munis d'une invitation. 17h20, le consul de France prend la parole, pour remercier plein de monde, souhaiter une bonne fête nationale àa tous les ressortissants français et (re)dire combien l'accueil des québécois envers les français mérite félicitations et remerciements sincères pour leur gentillesse et leur courtoisie, et ce depuis 150 ans. Le 13 juillet 1855, le premier navire français abordait la côte du fleuve Saint-Laurent en contrebas des plaines d'Abraham, et ce après plus de 100 ans d'absence... Le consul de France, petit homme plutot jeune et d'allure sympathique termine son discours en demandant le respect d'une minute de silence en mémoire des victimes des attentats de Londres.
Prennent ensuite la parole, la ministre de la culture québécoise, le représentant du maire de Québec actuellement souffrant, le consul de france à Chicoutimi, le président des la société des Français à Québec et enfin la femme gouverneur de la Province du Québec. Tous nous souhaite une bonne fête nationale et aspirent à la continuité de cette entente si fraternelle entre les deux peuples. Le plus beau : nous terminons la phase protocolaire de la réception par le chant national et toute l'assistance, portée par un enregistrement audio, entonne la Marseillaise. Instant unique et plein d'émotion, vraiment.
7月13日

La guerre des mondes

C'est le titre du dernier Spielberg, enième adaptation cinématographique du célèbre roman de Wells : les extraterrestres envahissent le monde pour exterminer les humains. Sans les effets spéciaux, le film ne vaudrait pas grand'chose. Comme d'habitude, on suit la détresse de milliers d'américains et on a droit à l'habituelle phrase : "ils ont été capable de vaincre la nation la plus puissante du monde, la Terre va disparaitre" (phrase prononcée ni par un canadien ni par un français...). Suspens angoissant interminable, sursauts fréquents et images choquantes, voilà le menu du film. Soyons frahce, ca fonctionne à la perfection sur moi : je me suis retrouvée à plusieurs reprises les paupières serrées à en voir des étoiles et les mains sur les oreilles, à moitié sous mon siège...
Je me demande tout de même comment le créateur de chefs d'oeuvre cinématographiques comme E.T. ou La liste de Schindler peut réaliser un film aussi décevant. Ah si, Dakota Fanning (la gamine de Madame Doubtfire joue la fille de Tom Cruise avec un talent véritable qui apporte un peu de fraicheur et d'originalité à l'ensemble. Nico et Martine partagent mon avis. Ceci dit, ce soir, je vais vérifier à deux fois le verrouillage de ma fenêtre vant de dormir...  
 
7月11日

Le festival d'été

Hier, après ma balade, je rentre en m'arrêtant par la ville haute, histoire de me faire une idée du festival d'été. Je descends rue Saint Jean et remonte vers le Parlementet les plaines. L'air résonne des musiques produites par des installations HI-FI (prononcer Haille-Faille) plus imposantes les unes que les autres. Une foule de touristes et de locaux déambulent dans les rues et la chaleur moite devient pesante. Dans le fond, ca ressemble à la fête de la musique, en plus long et en mieux organisé. Sur la Grande Allée, les badauds se bousculent pour regarder de belles voitures et motos un peu transformées, exposées devant les terrasses des cafés déjà archibondées. Je sens la pluie venir et au moment où je monte dans le bus, de grosses gouttes commencent à tomber. Et c'est reparti !
7月10日

Balade à Beauport

Je trouve fascinante la propension qu’a le temps d’ici à changer radicalement en quelques heures… Ce matin, donc, grand soleil. Je reste sur mon idée d’aller voir « Bewitched » au cinéma de Beauport (il ne passe plus dans notre cinéma habituel). Je décide cependant d’en profiter pour visiter le coin : mon plan indique un petit parc permettant d’accéder au cinéma directement depuis la ligne 800, espace vert entourant la rivière Beauport…

Au milieu du trajet monte un groupe de filles, grand-mère, mères et enfants, visiblement en partance pour un pique-nique le long du fleuve. Les gamines ne tiennent pas en place et à force de s’excuser – et moi de répondre « pas de problème » –  mon accent me trahit. Aussitôt, grands sourires, les femmes engagent la conversation et témoignent une fois encore de la convivialité du pays. Je n’imagine pas entamer un jour une telle discussion entre deux stations de métro à Paris…

Je réussis à arrêter le bus au bon endroit et une fois passée la barrière, je me retrouve dans un endroit étonnant, pas tant par son aspect que par sa situation : en pleine ville, dans cet espace vert minuscule (une petite bande verte d’un demi-centimètre de large pour trois de long sur ma carte au 25 000ème), on se croirait presque au milieu d’une forêt d’un versant adret des Alpes, avec son torrent plein de cailloux (pardon, de roches), son relief en petite gorge, son calme apaisant, ses bruits naturels et ses odeurs de bois et d’humidité. Un havre de paix où peu – très peu – de personnes viennent s’y promener. Je croise en tout et pour tout quatre VTT, trois vélos de ville et deux de course sur la piste cyclable (et unique voie de passage de la forêt) qui longe le torrent. Peut-être à cause du festival d’été qui attire les foules dans la ville haute…

Un peu plus haut, je tombe littéralement sur une cascade – qui explique le nom du « parc des cascades » – d’une bonne quinzaine de mètres et tout en paliers. Absolument charmant et tout à fait inattendu ! Comme quoi, pas besoin d’aller très loin pour découvrir des endroits déconcertants et inhabituels petit clin d’œil à Camille et Clément, qui m’ont « lâchée » pour quatre jours de vadrouille en amoureux dans des contrées plus lointaines ;-).

Je sors du parc et me retrouve face à un paysage nord-américain typique qui romps violemment avec la quiétude du parc : je me trouve bien en face du complexe de cinémas, lui-même situé dans un grand centre commercial – fermé – au milieu d’un immense parking quasiment désert. Sauf qu’entre nous passe l’autoroute de l’Est, flanquée d’un boulevard de chaque côté. Ce qui me fait en tout une bonne dizaine de voies à traverser… J’opte alors pour le risque : j’emprunte les tunnels construits pour la rivière, au débit heureusement assez faible pour permettre de passer sur le côté sans problèmes. J’espère que personne ne m’a vue, car avec mes sacs (oui, je l’avoue, en partant ce matin, je n’ai pu résister à l’appel des « ventes de trottoir » du centre commercial et j’ai fait l’acquisition de jolis sabots en daim légèrement surélevés) et mes sandales je dois avoir l’air comique… Mine de rien, il m’aura fallu une heure entre l’arrêt de bus et le cinéma. Lequel ressemble fort au plus grand des complexes cinématographiques à la mode américaine que l’on puisse trouver en France, en plus surréaliste. Une chose est sure : l’accès est largement réservé aux personnes possédant un véhicule motorisé…et prêts à payer 8 pièces pour un billet de cinéma (6 dollars pour moi qui possède le pass des transports de la ville)

A la sortie, la chaleur règne toujours, idéale pour rejoindre le terminus du 800 à pieds. Je ne regrette pas mon choix, d’abord parce que j’y arrive en même temps que le bus qui aurait pu m’y emmener. Ensuite, parce que je traverse des endroits très intéressants : du pont au-dessus de l’autoroute (je n’ai pas retenté la rivière souterraine), on voit tout le centre ville et ses buildings, les collines au-delà de Charlesbourg, le fleuve et la rive de Lévis. En redescendant, je passe devant une imposante église, de jolies habitations toutes équipées d’une piscine, un cimetière dans lequel des noms de rues identifient les allées entre les rangées de tombes…

Je dois paraître futile à prendre des photos de tout et de rien. Les gens m'observent parfois intrigués, souvent amusés. Je n’y peux rien, ici, un rien me fascine et j’aime penser que j’immortalise mes expériences – pour mieux les raconter ensuite et les faire partager…

Une simple journée ciné et, malgré plus de deux mois – déjà – passés ici,  encore des surprises et des étonnements…
7月9日

Du monde...

Ce matin, le bruit sourd et régulier d'une pluie torrentielle couvre presque la sonnerie de mon réveil. Je m'autorise donc à continuer ma nuit, au vu du temps décourageant toute tentative de sortie. Vers deux heures, je me décide tout de même à partir, au moins pour ne pas rester seule enfermée toute la journée...
Me voici donc dans notre bon vieux centre commercial (Par temps de pluie, faire les boutiques apporte chaleur, divertissement et occupation), côté Est. Et là, moi qui souhaitais voir du monde, je suis servie : visiblement, le mauvais temps et les soldes poussent les gens dans les galeries commerciales. En plus, les chanteurs du groupe Simple Plan, en concert ce soir sur les plaines d'Abraham dans le cadre du festival d'été, distribuent des autographes dans le magasin Archambault. Une horde de fans hurlant (vu la tonalité hyper aigüe du son créé, je parierais sur une majorité de peronnes de sexe féminin) se bouscule dans l'espace très restreint de l'extrémité des galeries.
Devant la devanture de chaque boutique, les vendeur(se)s présentent les produits en solde sur des étalages temporaires  proches d'étals de marché et une voix féminine encourage les acheteur(se)s à "courir leur chance" dans de nombreux concours, à "visiter les magasins" et à profiter des rabais. Bref, du monde, toujours du monde et encore du monde...Mais je ne me lasse pas d'écouter les gens discuter. En rentrant, voyant mon désarroi face au facteur météo incontrôlable, un gentil monsieur m'offre la protection de son parapluie, entre l'arrêt du bus et la maison. Il me raconte qu'il a pris la grande décision d'abandonner sa voiture et d'utiliser dorénavant les transports en commun. Curieux, quand on voit combien la vie ici modifie la perception de l'espace, justement à cause de son étendue. Mais, ca vaut le coup de peser le pour le contre.
Finalement, même par une journée pourrie, j'ai encore découvert pas mal de trucs...

 

7月8日

Réunion satisfaisante

Ce matin, nous rencontrions pour la troisième fois notre interlocuteur principal au MTQ, commanditaire de notre projet. Depuis une semaine, je travaille au bon déroulement de cette réunion, visant à le convaincre de l'efficacité, l'utilité et la pertinence de notre modèle de données, créé à partir de notre inventaire. Pour cela, j'ai réalisé un site en érosion fictif, décrit par texte et illustré par un grand plan dessiné au feutre et à la peinture. Le but: placer sur ce plan tous les éléments présents (plage, hotels, empierrements, faunes...) et lui montrer que chacun peut se placer dans une des cases de notre modèle, donc servir à la prise de décision. Imaginer la façon de présenter les choses, les réaliser et les expliquer m'a valu plusieurs soirées à cogiter et à peiner à m'endormir. Bref, encore une fois, je me suis peut-être investie de manière un peu disproportionnée par rapport à l'enjeu réel de cet "évènement".  
Mais au final, le bilan s'avère plutot positif: bon déroulement, bon échange, satisfaction des deux côtés et dialogues  productifs. Ouf, ce soir, je vais bien dormir... après avoir terminé l'écriture du compte-rendu cet après-midi, évidemment!
Rebelote mercredi avec cette fois-ci, l'acteur principal en région venu spécialement de Rimouski...

Petite géguerre franco-québecoise

Hier midi, alors que les attentats de londres font parler d'eux ici aussi, je discute avec mes collègues des différences dans les modes de vie en France et au Québec. En moyenne, les prix se valent d'un côté à l'autre de l'océan, sauf pour les produits alimentaires importés : essentiellement le vin et le fromage... J'ai du mal à défendre nos produits AOC, face aux affirmations comme quoi les fromages produits ici sont exactement les mêmes que ceux fabriqués en France. Je ne mets absolument pas en doute la qualité de leur fromages, mais comment pourraient-ils  produire ceux dont la principale caractéristiques réside dans la façon d'élever et nourrir les vaches à plus de 1500 mètres d'altitude (Beaufort, Saint-Nectaire, Comté, Morbier, Roquefort)? Leurs chèvres et leurs fromages à pâtes molles et crues sont délicieux, mais restent chers.
L'un d'eux soutient aussi que, nous français, ne faisons aucun effort de compréhension dans notre pays. Un jour à Chamonix, alors qu'il souhaitait un "Muffin" en prononçant à l'anglaise, le serveur lui demande au moins trois fois de réitérer sa demande. Certes, j'ai déjà remarqué leur habitude de prononcer avec un fort accent anglais tous les mots, expressions et noms d'origine anglophone. Il ne comprend pas pourquoi nous intégrons à notre langue des mots anglais pour ensuite les prononcer à la française. Il n'a pas tort, moi-même j'essaie au maximum (et encore plus depuis que je vis ici) d'exclure tous les mots anglais de mon vocabulaire. En même temps, je le soupçonne tout de même de considérer les Européens un peu comme des Newfies (=ploucs) difficiles à comprendre (l'histoire des Suisses, c'est lui aussi).